François-Joseph Graf : architecte, décorateur, maroquinier d’art…

Un esthète multi facettes et multi talents

On ne présente plus François-Joseph Graf, architecte, décorateur et grand défenseur des métiers d’art. Et avant tout, esthète. Oui il a été le curateur de grandes expositions et a « habillé » des lieux privés, comme l’appartement parisien de Pierre Bergé, des restaurants tels L’Ambroisie place des Vosges et le Club Marigny du groupe Costes, avec lequel il collabore depuis toujours. Il planche d’ailleurs, en ce moment même, sur le prochain opus de la marque, à Londres. Fort de cette grande culture du beau, il a créé une ligne de sacs. Entendons-nous bien, il s’agit là de maroquinerie d’art. D’artisanat couture réalisé par des maroquinières, celles-là même qui confectionnèrent des sacs pour Renaud Pellegrino, auquel il a racheté les ateliers dans l’Est parisien, précisément à la Villette. Du cousu main, oui. Mais avec une découpe numérique dont il a minutieusement sélectionné les patchs de cuir, pour un assemblage et une marqueterie en toute harmonie.

Ses cabas sont sublimes, tout en patchwork, dont Francois-Joseph Graf a dessiné les contours, les idées dans l’un de ses précieux carnets qui ne le quittent jamais. Ceci, avant d’en faire un « mood board » afin d’en extraire la substantifique mœlle de ses créations. Voyages, événements, hôtels, restaurants and so on… tout l’inspire. Sa plus grande qualité ? La curiosité. Le résultat ? Abu Dhabi, Beaubourg, Chimère, Calder, mais aussi Buvard ou Candy. Des sacs tableaux aux noms évocateurs, modèles uniques, autant que pratiques qui diffèrent tant de ce qui existe, fruits d’une personnalité très éclairée. Et qui s’expriment sans saisonnalité.

Focus sur la collection Mondrian qui jette un projecteur sur l’artiste, mais aussi par ricochet, sur Yves Saint-Laurent, actuellement fêté dans six musées de la capitale, en écho au 60e anniversaire du premier défilé du couturier. Un bel hommage. Cabas à partir 4 000€. grafparis.com